Exposition et Présentation du premier collectif “Cartonero” du monde El Tren Blanco

Le collectif “cartonero” El Tren Blanco sera présent durant tout le mois de septembre à la librairie MillePages (91 rue de Fontenay, Vincennes).

Les alters-maison d’édition Yvonne Cartonera, La Guêpe Cartonnière, Babel Cartonera et Cephisa Cartonera présenteront le mouvement “cartonero” ainsi que leurs travaux dans une exposition ouverte au public de la librairie. Les livres en carton seront aussi en vente à partir du début du mois. Vous pourrez ainsi trouver tous les titres présentés par les projets membres du collectif.

Enfin, le samedi 24 septembre vous pourrez participer à la présentation du collectif, échanger avec leurs membres, partager avec les auteurs travaillant avec les éditions “cartoneras” et pour finir participer à un atelier de création de livres en carton.

Venez nombreux !!!

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Cephisa Cartonera

Cephisa Cartonera est née en avril 2011 à Clermont-Ferrand (France). Cette alter-maison d’édition « cartonera » et avant tout un projet littéro-artisitico-écologico-socialo-communautaire. Les livres de Cephisa Cartonera sont entièrement faits à la main. Nous récoltons le carton de la rue puis on le découpe, on le peint et enfin on colle l’œuvre à l’intérieur. Ainsi, chacun d’entre eux est unique et non-reproductible !

Le projet Cephisa Cartonera propose des œuvres de littérature de voyage (collection Sur La Route) et de littérature de jeunesse (collection Céphise). La défense de l’alter-littérature accessible à tous est un axe fondamental du projet. Les livres sont donc vendus entre 5 et 2 euros.
Par ailleurs, nous conduisons des ateliers de création de livres et d’expression artistique (écriture, lecture et alphabétisation, arts plastique…).

Les auteurs collaborent au projet en offrant leurs textes à l’éditoriale qui se charge de la publication, de la présentation et de la défense de leur travail. Tout comme les artistes qui collaborent à la production des couvertures peintes à la main. Cephisa Cartonera est donc un tremplin pour de jeunes écrivains et de jeunes artistes à la recherche de premières expériences éditoriales.

Par ailleurs, le désir de Cephisa Cartonera est de tendre la main. Ainsi, elle propose d’offrir aux travailleurs en réinsertion la possibilité de retrouver le chemin de l’emploi dans une dynamique socioculturelle favorable, soit en fabricant des livres !

Céphise c’est le prénom d’une adorable petite jeune fille née lors du développement de l’idée de Cephisa Cartonera. Ce petit être symbolise la jeunesse, l’avenir et l’espoir de notre projet culturel. Alors, Cephisa virevolte légère, telle un papillon, et suit la vague multiplicatrice de ce formidable fleuve « cartonero ».

L’élan cartonnier c’est l’envie de travailler, libre et digne ; L’envie de créer, sans barrières ; L’envie de tendre la main, sans craintes ni reproches ; Le tout dans une dynamique collective et communautaire. L’édition « cartonera » c’est une aventure qui se vit entre compagnons, c’est une énergie artistique au fort accent hispanique qu’il faut partager, défendre et aimer.

Cephisa Cartonera publie d’ors et déjà trois titres :

Nicolas Duracka, Renaissance Vagabonde “Carnet de doutes”, mai 2011, voyage.
Emilie Giraudet, Le Premier Noël du Père Noël, mai 2011, jeunesse (illustrations Florencia Rodriguez).
Emilie Giraudet, La Primera Navidad de Papa Noel, juin 2011, édition bilingue en collaboration avec Eloisa Cartonera, jeunesse (Illustrations Florencia Rodriguez et traduction Hélène Jouhanneau).

Pour en savoir plus sur Cephisa Cartonera : http://cephisakartonera.wordpress.com/

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Babel Cartonera

L’idée de mettre en marche une maison d’édition dédiée à la traduction française de la litérature latino-américaine, principalement bolivienne, est née de la nécessité. La nécessité, d’une part, de défendre cette littérature et, d’autre part, la nécessité de proposer un projet intéressant afin de travailler avec des élèves de lycée. Ces deux facteurs se rejoignant dans un projet linguistique, culturel, social et de formation : Babel Cartonera (Editoriale de Traductions).

Les éditoriales « cartoneras » sont des espaces alternatifs désireux de proposer et de défendre la littérature produite, dans sa majorité, par de jeunes auteurs. Alors, pour Babel Cartonera il était important de participer à cette campagne contre le « silence » et la « cécité ». Le silence des voies actuelles de la littérature et la cécité des lecteurs qui ne s’approchent pas de ces nouvelles, distinctes et infinies lettres.

En Amérique latine, comme dans d’autres parties du Monde, on écrit mais cela reste anonyme mais où? Comment? Quoi? Qui? Nous croyons que les « cartoneras » naissent afin de répondre à ces questions. Babel veut collaborer à cet objectif, car il y a quelque chose de concret qui peut limiter la littérature du monde : la langue. La traduction permet alors à la littérature de se déplacer, se mouvoir, conquérir de nouveau territoires, s’assoir, échanger, enseigner, apprendre, se mélanger, se disperser. Les « cartoneras » sont ici pour rompre ces limites.

A cela nous ajoutons une autre caractéristique : Babel travail avec des élèves de lycée (Lycée Edmond Rostan, Bagnières de Luchon); et par ce biais nous voulons parler de la philosophie et la forme dans laquelle nous travaillons avec ce projet. Nous proposons une présentation qui est indiscutablement lié au concept d’humilité. Nous aimons le mot « humilité », car il nous motive a faire de Babel une éditoriale au service des autres « cartoneras » et au service de jeunes écrivains latino-américains, principalement boliviens. Les jeunes français se mettent au service, selon leurs possibilités et leurs bonnes volontés, afin de faire eux même les traductions et les couvertures de livres, travaillant avec et pour la littérature sud américaine. Nous combattons les limites à travers la formation, les étudiants participent à des ateliers d’écriture, analyse et traduisent des œuvres littéraires. Cela à pour conséquences d’améliorer leur niveau d’espagnol mais aussi de français !
En même temps, dans le contexte du développement du projet, Babel Cartonera permet aux étudiants français de connaître et de se rapprocher des productions littéraires venues d’autres continents. C’est aussi un chemin créatif qui sert à ouvrir des espaces de dialogue et d’échanges interculturels à travers l’art et les langues.

L’éditorial est un projet jeune travaillant pour un objectif commun : défendre la littérature et motiver sa consommation. De l’autre côté de l’océan de jeunes latino-américains écrivent, de ce côté de l’océan, les jeunes européens traduisent et défendent leurs textes. Ainsi, chacun d’entre nous à quelque-chose à faire.

Pour en savoir plus sur Babel Cartonera : http://www.facebook.com/profile.php?id=100002518691121

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La Guêpe Cartonnière

La Guêpe Cartonnière, maison d’édition fondée en avril 2010 par les écrivains Guillermo Bravo, Jorge Harmodio et Mailyn Baudeneau surgit comme une expérience afin de developper un projet argentin du nom d’Eloisa Cartonera dans un contexte différent.

Si la source éditoriale est principalement alimenté par la littérature latino-américaine traduite dans la langue de Molière, La Guêpe Cartonnière publie aussi des titres de jeunes auteurs français et présente d’ors et déjà 10 titres sous forme de nouvelles, de poésie et de compilation de contes.

Pedro Mairal, Consumidor final, édition bilingue, juin 2010, poésie.
Multiples auteurs, Voix Du Mexique, juin 2010, nouvelles.
Multiples auteurs, Ça Cartonne, juin 2010, cuentos.
Jorge Harmadio, Musophobie, juin 2010, nouvelles.
Dani Umpi, Nino Rico, septembre 2010, contes.
Alberto Laiseca, Manuel sadomasoporno, septembre 2010, nouvelles.
Washington Cucurto, Zelarayan, septembre 2010, poésie.
Washington Cucurto, Panama, septembre 2010, nouvelle.
Fabian Casas, Le Saumon, avril 2011./ Fabian Casas/ abril 2011
Leonidas Lamborghini, Poèmes, avril 2011, poésie.

Actuellement La Guêpe est établi dans la maison expérimentale « Casa Povera » où elle réalise des ateliers et des présentations.

La Guêpe collabore aussi avec La Croix Rouge Française du 14ème arrondissement de Paris avec laquelle elle réalise un atelier de fabrication de livres en carton par mois.

Enfin, depuis juillet 2010 les acteurs de La Guêpe Cartonnière ont fondés la « cartonera » Mil Hojas à Pékin, soit la première éditoriale « cartonera » de Chine.

Pour en savoir plus sur La Guêpe: http://editionsdelaguepe.blogspot.com/

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Yvonne Cartonera (Paris)

Dans le triste paysage actuel nous sommes quelques-uns à penser que les livres pourraient ne pas être des objets interchangeables étalés sur des rayonnages, mais des petits univers qui portent la vie et la voix propres de leur auteur… En dérivant dans Paris et ses banlieues, attentif au fourmillement, les yeux et les oreilles ouverts, on entend des histoires peuplées des folies d’ailleurs et d’ici, qui se croisent en leur langage propre jusqu’à former l’odyssée de notre temps… Les voix profondes et les belles plumes sont nombreuses, mais aussi les lecteurs impatients d’un livre qui ne soit pas un « objet » décoratif, mais le lieu d’une rencontre. Ainsi nous pensons que le livre cartonero a sa place en France, dans les grandes villes et leurs « faubourgs », dans les campagnes, partout où face à la systématisation du ravage on s’est lassé de la « littérature » industrielle… En fabriquant de façon artisanale un livre, résultat précieux du travail de quelques mains amies à partir d’une matière recyclée, nous souhaitons que les écritures de personnes d’ici et d’ailleurs, sédentaires ou de passage, connues ou inconnues, voyagent sur du carton jusqu’aux lieux où elles seront entendues…

Il y a longtemps Mademoiselle Yvonne quitta Paris pour suivre le chemin de l’amour. Envoûtée par les mots charmants d’un tanguero de Buenos Aires,elle arriva au bord du Rio de la Plata en des jours d’abondance, on voyait alors à l’horizon se profiler le bonheur, la prospérité et la bonne fortune…
Les années ont passé et les illusions se sont perdues… Yvonne n’était pas seule à déchanter. Le pays qui l’avait accueillie avec optimisme ne tenait pas ses promesses, comme l’Argentin qui l’avait persuadée d’abandonner Paris. La grisette parisienne se fit prostituée, devint la Madame Yvonne qui boit tristement du champagne, ainsi que la célèbrent les chansons de tango…
Aujourd’hui Yvonne se débarrasse du poids de ces tristes années et rapporte à Paris les espoirs de sa jeunesse, sa joie première qui à son arrivée en Argentine s’était convertie en alegria… C’est en robe de carton qu’elle quitte dignement les banlieues de Buenos Aires vers la France, prête à chanter sa nouvelle vie dans les lieux qu’il lui faudra inventer …

Né au printemps 2010, Yvonne Cartonera est le projet le plus expérimenté du collectif. L’alter-maison d’édition “cartonera” parisienne publie déjà pas moins de six titres :

Rodolfo Walsh, “lettre ouverte à la junte militaire, lettre à mes amis“, édition bilingue, Avril 2010, politique.
Jacques Jouet, ” Poèmes portraits“, avril 2010, poésie.
Nisari – Navajo, “Kaboul Paris“, avril 2010, récit de vie.
Paco Leonarte, “Tranche de vie“, avril 2010, nouvelles.
Camille Loivier, “Les 24 “souffles” Qi, et les 72 “signes saisonniers” Hou“, Octobre 2010, poésie.
Reynoso – Leonarte – De Vivies, “Vertilabundus“, Octobre 2010, recueil de théâtre.

Par ailleurs, les membres d’Yvonne Cartonera participent à l’élaboration d’ateliers d’écriture et de fabrication de livres en carton en collaboration avec le Ministère de la Régularisation de tous les Sans Papiers.

Vous trouverez plus d’information sur le blog d’Yvonne Cartonera : http://yvonnecartonera.blogspot.com/

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Eloisa Cartonera

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El Tren Blanco, premier collectif “Kartonero” du monde

A Buenos Aires, après l’aggravation de la crise économique et sociale qui touchait l’Argentine depuis la fin des années 1990, et le tristement célèbre « corralito » , les rues portègnes virent affluer toujours plus de « cartoneros ». Ces exclus poussant d’immenses chariots et obtenant de modestes rétributions de la collecte du carton et des dérivés du papier étaient, et sont encore à l’heure d’aujourd’hui, le symbole de la violence de la crise argentine.

Mais en ces temps difficiles, le génie s’aiguise et les idées alternatives s’affirment comme porteuses d’espoir. Voilà pourquoi, un jour de janvier 2003, le jeune écrivain argentin Washington Cucurto et l’artiste plasticien Javier Barilaro créèrent les éditions Eloisa qui quelques mois plus tard enfantèrent d’Eloisa Cartonera. « Nous achetons le carton aux cartoneros qui viennent à la fabrique avec du carton spécialement sélectionné. Ce carton on le découpe, on le peint puis on colle à l’intérieur le livre, que nous imprimons sur notre Multilith 1250. Et c’est fait ! C’est simple et beau, c’est un livre de carton… » écrit Cucurto dans le manifeste de cette alter maison d’édition « cartonera ».

Cela fait aujourd’hui huit ans que la coopérative d’Eloisa Cartonera ne cesse de grandir offrant l’opportunité à de jeunes auteurs de sortirent de l’anonymat tout en tendant la main à ceux qui en ont besoin.

Evidemment, l’idée c’est exporter et les petites sœurs « cartoneras » sont à cette heure une cinquantaine à marcher dans la même direction à travers le monde. La France n’est pas en reste et voit naitre en 2010 les projets Yvonne Cartonera, La Guêpe Cartonnière et Babel Cartonera puis en 2011 le projet Cephisa Cartonera. En collaboration étroite avec Eloisa Cartonera et ces petites sœurs, leurs buts principaux est de publier de jeunes auteurs à la recherche d’une première expérience éditoriale mais aussi d’offrir un champ d’expression à de jeunes artistes peintres et plasticiens de France et d’Europe. Dans notre démarche nous favorisons une action sociale de réinsertion, une action de facilitation de l’accès à la culture, une action écologique de réutilisation du carton et enfin une action communautaire visant à mutualiser les compétences dans un projet global.

Cette mutualisation prend aujourd’hui la forme du premier collectif « cartonero » au monde, « El Tren Blanco », ou « Le Train Blanc », qui regroupe les projets français d’Yvonne Cartonera (Paris), La Guêpe Cartonnière (Paris), Babel Cartonera (Bagnières de Luchon) et Cephisa Cartonera (Clermont-Ferrand).
Les alter-maisons d’éditions françaises empruntent désormais les flots du fleuve « cartonero » vers une mer de mots, de couleurs et de partage…

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